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TPE & PME : comment préserver votre entreprise face au coronavirus ?

Date de publication : 13 mars 2020 à 11:03

Les effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie et l’activité des entreprises se font sentir.

De nombreux entrepreneurs font face à des difficultés d’approvisionnement, à une baisse de la fréquentation de leur établissement, à un repli des commandes, ou encore à l’absentéisme de leurs salariés

L’impact sur la trésorerie des TPE et PME est direct et représente parfois un risque pour leur survie.

Alors que les informations et les « intox » sur le sujet se multiplient, nous vous proposons :

– d’identifier les principaux risques pour les TPE et PME afin de pouvoir les gérer dans votre entreprise,

– de définir les mesures concrètes que vous pouvez mettre en place dès aujourd’hui pour préserver votre entreprise,

– et de retrouver les conseils de nos experts pour faire face à cette période de difficultés et d’incertitude.

Coronavirus : les principaux risques pour les TPE et PME

Trois risques principaux peuvent avoir un impact sur votre entreprise :

1. Les difficultés d’approvisionnement

La chute de la production dans les usines chinoises depuis le début de l’épidémie crée de réelles difficultés d’approvisionnement pour près de 2 entreprises françaises sur 5.

Les délais d’acheminement des biens depuis la Chine – qui oscillent entre 4 et 6 semaines – conduisent à penser que les plus fortes difficultés sont à venir.

2. La baisse des ventes et l’annulation de commandes

Le ralentissement de l’activité économique mondiale a des impacts directs sur l’activité : le nombre de ventes diminue fortement et les annulations de commandes se multiplient.

Les secteurs de l’événementiel, du voyage, du transport, de l’hôtellerie-restauration et les commerces de détail sont particulièrement concernés.

3. L’absentéisme des salariés et la gestion du risque de contamination

De nombreuses entreprises doivent se réorganiser afin de limiter les risques de contamination ou de faire face à l’absence de salariés. La fermeture des écoles ajoute à la nécessité de prévoir les modalités de continuité de votre activité.

Quelles mesures mettre en place dès aujourd’hui dans votre entreprise ?

Préserver votre trésorerie

Les experts peinent à prévoir la durée et l’ampleur des répercussions économiques du coronavirus. Quelle que soit votre situation de trésorerie actuelle, nous vous recommandons de mettre toutes les chances de votre côté et d’agir dès maintenant pour la préserver.

• Récupérer vos impayés

Nous vous conseillons de désigner au sein de votre entreprise une équipe responsable de la relance de vos clients et de la récupération de vos impayés.  

• Demander un report de vos échéances fiscales

Si votre entreprise est en difficultés, vous pouvez demander à bénéficier d’un délai de paiement pour vos échéances fiscales.

Pour bénéficier d’un tel report, vous pouvez compléter le formulaire prévu par le gouvernement et l’adresser au service des impôts des entreprises dont vous dépendez.

Votre demande doit être justifiée par des éléments objectifs : baisse de chiffre d’affaires, dettes à honorer, situation de trésorerie…

Bon à savoir :

Votre demande peut notamment s’appliquer au prochain acompte d’impôt sur les sociétés prévu le 16 mars.

Les entreprises qui traversent des difficultés importantes ou dont la survie est menacée peuvent également demander une remise d’impôt direct.

• Bénéficier d’un report du paiement de vos cotisions sociales

Pour faire face à la perturbation de votre activité, vous pouvez également solliciter votre Urssaf afin d’obtenir un report du paiement de vos cotisations sociales.

Deux options s’offrent à vous :

– un report total au mois de juin de l’échéance due en mars,

– une demande d’échéancier pour échelonner le paiement de vos charges patronales. Dans ce cas, la part représentée par les charges salariales reste due.

Vous pouvez effectuer votre demande directement via votre espace en ligne sur le site urssaf.fr, dans la rubrique « Formalités déclaratives » et « Situation exceptionnelle ».

A priori, cette demande ne nécessite pas de justification, ni de formalité particulière. Nous vous recommandons toutefois de l’étayer avec un document qui attesterait des difficultés auxquelles vous faites face. Vous pouvez, par exemple, y joindre un document qui atteste de la baisse de votre chiffre d’affaires ces dernières semaines par rapport à la même période l’année dernière.

Vous pouvez également demander une remise exceptionnelle des majorations et pénalités de retard.

• Régulariser les cotisations des travailleurs indépendants

Si vous êtes travailleur indépendant, vous pouvez demander que la régularisation annuelle de vos cotisations sociales soit anticipée.

Cela vous permet de recalculer vos cotisations sociales afin qu’elles soient cohérentes avec la santé de votre activité. Vous pouvez ainsi obtenir un nouvel échéancier de paiement des cotisations provisionnelles.

Il vous est également possible de solliciter l’intervention de l’action sociale pour la prise en charge partielle ou totale de vos cotisations au titre de l’aide aux cotisants en difficulté.

Vous pouvez aussi demander à bénéficier d’une aide financière exceptionnelle.

• Négocier un rééchelonnement de vos crédits bancaires

La négociation d’un rééchelonnement de vos crédits bancaires est une solution à envisager pour limiter les difficultés de trésorerie. L’État et la Banque de France – via la médiation du crédit – accompagnent les entreprises qui s’engagent dans cette démarche.

• Souscrire un prêt de trésorerie garanti par BPI France

BPI France s’est engagé à garantir à hauteur de 70 % les prêts de trésorerie accordés par les banques aux entreprises affectées par les conséquences du coronavirus.

 

Organiser le travail de vos salariés

Que vous souhaitiez limiter les risques de propagation du coronavirus dans votre entreprise, lutter contre l’absentéisme ou adapter l’organisation du travail à la baisse de votre activité et à la fermeture des écoles, plusieurs mesures peuvent être mises en place.

• Proposer le télétravail

Si votre activité le permet, vous pouvez proposer à vos salariés de pratiquer le télétravail.

Le Code du travail prévoit également que vous pouvez l’imposer aux salariés en cas « de menace d’épidémie ». Dans ce cas, aucun formalisme spécifique n’est nécessaire.

• Inviter vos salariés à prendre des congés

Vous pouvez proposer à vos salariés de prendre des congés payés. Vous ne pouvez pas les obliger à le faire, mais certains y verront certainement une opportunité de limiter les risques ou de garder leurs enfants.

Fermeture des écoles : gérer l’absence des salariés

De nombreux salariés sont affectés par la fermeture des écoles et établissements qui accueillent leurs enfants de moins de 16 ans.

S’ils ne disposent d’aucune autre possibilité de garde, ils peuvent être placés en situation d’arrêt de travail et bénéficier d’une prise en charge exceptionnelle par l’Assurance maladie et sans délai de carence

Le salarié en arrêt doit fournir à son employeur une attestation sur l’honneur qui certifie qu’il est le seul parent à demander un arrêt de travail dans ce cadre.

La durée de cet arrêt de travail est de 14 jours calendaires. Elle peut être fractionnée pour être partagée entre les deux parents. Au-delà de ces 14 jours, une nouvelle déclaration devra être effectuée.

En règle générale, les salariés qui jouissent de moins d’un an d’ancienneté ne percevront que les indemnités journalières de la Sécurité sociale – ils subiront donc une perte de salaire directe. Ceux qui ont plus d’un an d’ancienneté bénéficieront du maintien de salaire par l’employeur, tel qu’il est prévu conventionnellement.

En tant qu’employeur, vous déclarez l’arrêt de travail pour vos salariés. Vous devez donc :

– effectuer une déclaration d’arrêt de travail sur le téléservice declare.ameli.fr,

– et effectuer en parallèle une déclaration d’attestation de salaire pour le paiement des indemnités journalières.

• Recourir à l’activité partielle

Le recours à l’activité partielle a été simplifié pour accompagner les entreprises confrontées à de fortes baisses d’activité.

Ce dispositif vous permet de réduire la durée habituelle du temps de travail de vos salariés, ou de fermer temporairement votre établissement.

Vous devez consulter le CSE de votre entreprise, lorsqu’il existe, avant d’y recourir. 

Le délai de traitement des demandes d’activité partielle a été réduit à 48 heures – contre 15 jours habituellement.

La demande d’autorisation préalable au recours à l’activité partielle doit être déposée en ligne.

À noter :

Dans un communiqué de presse du 16 mars 2020, le gouvernement a annoncé qu’un délai de 30 jours est accordé aux entreprises pour déposer leur demande d’activité partielle, avec un effet rétroactif.

Elle intègre notamment les motifs qui justifient le recours à l’activité partielle, la période prévisible de réduction d’activité, le nombre de salariés concernés et pour chacun d’eux, la durée du travail habituellement accomplie.

Par ailleurs, le montant de l’allocation forfaitaire d’activité partielle a été relevé pour les petites entreprises.

En effet, l’entreprise doit indemniser les salariés placés au chômage partiel à hauteur de 70 % de leur rémunération brute. Pour l’y aider, elle reçoit une allocation forfaitaire de l’État et l’Unédic.

Le montant de cette allocation est désormais de 8,04 € par heure chômée pour les entreprises de moins de 250 salariés – contre 7,74 € auparavant.

Si vous envisagez de placer vos salariés au chômage partiel, nous vous recommandons de simuler directement en ligne le montant qui vous serait octroyé par l’État.

Chaque mois, vous devez déposer une demande d’indemnisation au titre de l’allocation partielle d’activité sur le portail dédié. Votre expert UBICONSEIL peut le faire pour vous.

UBICONSEIL :

L’impact de la pandémie de coronavirus sur l’activité des TPE et PME française sera fort… et il se fait déjà sentir pour de nombreux professionnels.

Pour y faire face, nous vous conseillons d’évaluer dès à présent les risques pour votre activité et de vous appuyer sur tous les dispositifs d’aide que vous pouvez mobiliser.

Les experts UBICONSEIL sont à vos côtés et vous accompagnent dans vos démarches pour traverser cette période de crise. N’hésitez pas à nous interroger.

CONTACTEZ-NOUS


Pour en savoir plus :

Code du travail – Article L1222-11

Impôts.gouv.fr – Demande de délai de paiement ou de remise pour les entreprises en difficulté suite au coronavirus – Covid 19

Urssaf.  Epidémie de Coronavirus : l’Urssaf vous accompagne. Le 12.03.2020

Ministère de l’Économie. Coronavirus Covid-19 : mesures de soutien aux entreprises.

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Mathilde LE GALL
Chargé de marketing et communication pour le Groupe UBICONSEIL - Coordinatrice de la rédaction
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