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Dirigeant d’entreprise : votre santé, au-delà d’une approche purement médicale

Par Ubiconseil
Date de publication : 14 février 2018

La santé se définit le plus souvent par rapport à la maladie. Intuitivement, santé et maladie forment deux pôles opposés. Préserver sa santé, ou la restaurer, passe ainsi par ne pas être malade ou combattre la maladie éventuellement repérée.

Cette approche conduit à soumettre notre santé individuelle aux compétences des professionnels de santé, qualifiés pour diagnostiquer notre état de santé au regard de pathologies identifiées et suggérer des soins appropriés. 

Selon cette perspective, un dirigeant d’entreprise est en bonne santé tant que l’on n’a pas détecté et diagnostiqué une pathologie qui l’affecte. 

Cette conception est problématique car elle accorde une importance excessive à la maladie et insuffisante à la santé.

Des modèles de santé récents, fondés sur les avancées de la recherche scientifique dans différents domaines – l’épidémiologie, la santé mentale, les neurosciences, la modélisation informatique, la modélisation des systèmes complexes… – fournissent des définitions qui renversent cette tendance et ouvrent de nouvelles possibilités d’actions.

Sturmberg et ses collaborateurs proposent de définir la santé comme un « état d’équilibre dynamique entre trois composantes :

– une composante “physique” (corporelle somatique),

– une composante “psychologique” (affective, cognitive),

– et une composante “sociale” (culturelle, relationnelle). »

 

La composante physique

L’importance de pratiquer une activité physique et d’être vigilant par rapport à son alimentation est aujourd’hui reconnue.

Dans l’entreprise, cette conscience se traduit par une sélection particulière des menus dans les restaurants d’entreprise, ou par la pratique d’activités physiques pendant le temps du midi. Si cela bénéficie aux salariés, il est rare de voir un dirigeant participer à de telles activités.

Pourtant, on sait aujourd’hui que ces actions favorisent l’oxygénation du cerveau et améliorent nos capacités intellectuelles tout en réduisant le risque d’être atteint d’une maladie neurologique dégénérative – Alzheimer, démence sénile – par deux !

 

La composante psychologique

Cette sphère de la santé évoque immédiatement le stress chronique.

La réaction de stress existe pour nous permettre de réagir immédiatement à un danger grave mais passager : elle nous sauve la vie.

En revanche, le stress chronique est stimulé par des problèmes récurrents et de fond. Il s’installe de manière nuisible lorsque nous nous sentons impuissant face à une situation. Comment faire face à un concurrent qui casse le marché ? Comment payer ses salariés alors que l’on doit faire face au retard de paiement de clients ? Comment investir quand la banque ne suit plus ? Etc.

Le stress chronique fragilise les systèmes immunitaire et vasculaire. Il entraîne également un vieillissement prématuré de nos cellules, ce qui est un facteur favorable à l’installation de cancer.

Le saviez-vous ?

20 minutes de méditation quotidienne permettent de ralentir le vieillissement de nos cellules, de renforcer notre capital santé et de compenser l’effet du stress chronique.

 

La composante sociale

L’être humain s’est adapté et construit dans un environnement extérieur instable et hostile grâce à sa capacité à coopérer avec ses semblables. Imaginez-vous seul, combattre un mammouth !

L’être humain est donc doté d’une intelligence sociale. Or la coopération devient complexe dans un monde concurrentiel et individualiste. Pourtant, c’est un besoin premier essentiel au maintien de notre santé.

Le saviez-vous ?

Au cœur de nos relations sociales se trouvent la famille et le couple. Quelques instants consacrés quotidiennement à votre couple sont plus bénéfiques à votre santé que quelques heures passées au club de sport (Dr. Gottman, fondateur du Seattle Marital and Family Institute).

 

Un état d’équilibre dynamique

Le chef d’entreprise, ou ses proches, peut percevoir un état de déséquilibre et donc d’altération de sa santé, alors même que son médecin peut considérer que tout va bien. À l’inverse, un état d’équilibre peut exister en présence d’une pathologie objectivement repérée ou d’un handicap.

Ce modèle de la santé propose un déplacement des priorités : 

– L’effort de soin apporté au chef d’entreprise doit être connecté à ses besoins personnels et spécifiques en matière de santé – et pas seulement au traitement de ses maladies ou à un besoin générique.

– L’accent doit être mis sur « l’expérience de santé » du chef d’entreprise. Il s’agit de la formaliser, l’enrichir, la nourrir, tout en prenant soin de corriger l’erreur d’« objectivité » de la médecine. Cette approche s’appuie sur les compétences personnelles du dirigeant et sur sa connaissance de lui-même.

 

Si la maladie est largement l’affaire des médecins, il est temps que chacun se réapproprie la place centrale qu’il occupe dans la réflexion et l’action sur sa propre santé. Les connaissances actuelles et les outils disponibles rendent cette démarche possible.

Agir positivement sur sa santé, cela se décrète, mais surtout, cela s’apprend.    


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